Témoignage
Mon conjoint s’appelle Patrik, 43 ans, et moi, Geneviève, 32 ans. Il y a maintenant 4ans et demi que nous tentons de fonder une famille, en vain. Avant même de tenter de concevoir, je savais déjà que j’avais un problème de fertilité. Depuis l’adolescence, mes menstruations étaient très irrégulières et depuis, elles le sont encore plus. Je suis maintenant rendue à des cycles de 270 à 300 jours en moyenne!!
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Il y a six ans, ma gynécologue me diagnostique un cycle anovulatoire, mais sans en connaître réellement la vraie raison. Lorsque mon conjoint et moi avons décidé d’avoir un petit boutchou, je suis retournée voir ma gynécologue, et elle m’a prescrit du Clomid. Sur sa recommandation, arrivée à la maison, j’ai fait un test de grossesse pour m’assurer de ne pas être enceinte, puisque le Clomid et bébé ne font pas bon ménage. À ma très GRANDE surprise, le test est POSITIF. J’ai peine à y croire, je ne tiens plus en place. Mon conjoint est aussi surexcité à cette grande annonce. Comme je suis infirmière, je me suis rendue à l’hôpital et je suis allée passer une prise de sang. Mon résultat est à 473 de B-HCG, je suis donc à environ quatre semaines de grossesse. Quelle chance, je suis enceinte!!
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Nous sommes mercredi et nous décidons d’attendre au dimanche, deux semaines plus tard, avant d’annoncer à mes parents cette belle nouvelle, puisque sera la fête des Pères ce dimanche-là . Je trouvais un peu féérique de donner une carte de bonne fête à grand-papa, de la part de son futur petit-garçon ou de sa future petite-fille. L’attente sera longue. Le vendredi suivant mon test de grossesse, les nausées et vomissements ont débuté. Le dimanche, j’ai eu de très légères pertes rosées, mais sans plus. Le lundi, pas de nausées ni de vomissements.  Je me sens en pleine forme. En fin d’après-midi, j’ai eu d’autres pertes sanguines, mais un plus abondantes. Je commence à avoir peur. Plus les heures avancent, plus les saignements augmentent, et je réalise que je suis en train de faire une fausse-couche. Une semaine plus tard, ma prise de sang révèle un faible taux d’hormone à 17, ce qui confirme la fausse-couche. Ce fut un deuil très difficile, surtout que je n’ai pas eu le bonheur d’annoncer cette grande nouvelle à mes parents.
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Après quelque temps, nous décidons donc de débuter le Clomid que j’avais déjà en main. Au bout d’un mois, rien à l’horizon. Nous tentons un deuxième mois, et encore un échec. Je consulte un nouveau gynécologue d’une clinique qui m’a été recommandée. Ce fut une expérience atroce. Premièrement, il me mentionne que ma gynécologue est irresponsable de m’avoir prescrit une telle dose de Clomid et qu’elle aurait pu me faire « éclater » les ovaires. Le dosage du Clomid était pourtant seulement à la moitié de la dose maximale. Il m’effectue un examen gynécologique, AYOYE!! On peut dire qu’il n’était pas là quand la douceur est passée, lui. Il me demande ensuite de le retrouver dans son bureau et il ouvre la porte, qui donne directement sur la salle d’attente, pendant que je suis encore sur la table d’examen, les fesses à l’air!!!! Je n’ai jamais été aussi humiliée. Croyez-moi, c’est la dernière fois que j’ai vu ce médecin. Par la suite, une amie me raconte qu’elle a rencontré un gynécologue extraordinaire et me le recommande. J’étais un peu sur mes gardes. Quoi qu’il en soit, elle me recommande le Dr Pierre Miron. Quel bonheur!
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Dès le premier rendez-vous, il pose un diagnostic qui est confirmé par des prises de sang. Je souffre du Syndrome des ovaires polykystiques. Il me prescrit de la Metformin, et nous tentons de tracer des courbes de température. Rien, aucune ovulation. Nous tentons du Tamoxifène, sans succès. Nous retentons le Clomid, à dose maximale, puis une insémination artificielle : toujours aucun succès.  Nous tentons donc les injections de Repronex, avec prise de sang et échographie endovaginale tous les trois jours. Les doses augmentent rapidement, car aucun follicule ne se forme. Après trois semaines et demie de Repronex et 2000 $, toujours aucun follicule.  Nous décidons d’abandonner ce cycle et de prendre une pause financière. Nous avons aussi besoin de prendre un peu de temps pour notre couple.
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Nous sommes sur le point de recommencer les traitements, mais cette fois en FIV. Après discussion avec un médecin, la technique de MIV (maturation in vitro), devrait probablement être prometteuse pour nous.
À suivre…
Geneviève et Patrik











